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Qualité d’air intérieur : ventiler mieux pour la santé de tous

septembre 2019

Nous ressentons le chaud et le froid, apprécions le confort d’une température parfaite. Nous identifions l’humidité d’une pièce lorsqu'elle nous incommode. La qualité de l’air que nous respirons, quant à elle, ne fait pas nécessairement partie de notre spectre de conscience.

Pourtant, chaque jour, nous inhalons 12 000 litres d’air dont une grande partie provient de l’air intérieur – nous passons en effet 80 à 90 % de notre temps dans des milieux clos (logements, transports, bureaux, écoles…). Cet air intérieur que l’on ne soupçonne de rien est en réalité jusqu’à 8 fois plus pollué que l’air extérieur. Les enjeux dépassent ce que l’on peut imaginer. Concentration, confort mais aussi santé. La qualité de notre air intérieur est un sujet de fond, central, qui nécessite des installations appropriées.

Sujet sensible

 

Il y a nos comportements bien sûr. Nos parfums, nos habitudes de fumeurs, nos petits plats mijotés. Mais aussi : notre mobilier, nos produits ménagers, les pollutions extérieures, les produits de construction, peinture, colles… Notre intérieur, personnel ou professionnel, regorge de sources de pollution qui altèrent la qualité de l’air que nous respirons quotidiennement. Sans gêne particulière, il pourrait être tentant de passer sous silence ces états de faits. Mais les chiffres sont sans appel ; ils formalisent une réalité que l’on ne peut ignorer. Outre les effets à long terme sur la santé, on estime que chaque année, chaque employé perdrait l’équivalent de 500 euros de productivité en raison d’une mauvaise ventilation et d’un mauvais contrôle de la température de son espace de travail.

Pour Rémy Faure, chef de projet Innovation chez ENGIE Axima, l’heure n’est plus au doute : « La qualité de l’air intérieur est un sujet sensible. Il faut passer à l’action. Les enjeux sont de l’ordre de la santé et du bien-être des collaborateurs. En ce sens, il s’agit d’un sujet de responsabilité sociale des entreprises. »

À partir de janvier 2020, les établissements d’enseignement se verront obligés de surveiller la qualité de leur air intérieur. En janvier 2023, cette obligation sera étendue à tous les ERP*.

AXL’Air : une offre globale

 

Conscient de la dimension stratégique et impactante du sujet, ENGIE Axima propose une approche systémique : « La performance d’un bâtiment nécessite une prise en compte globale. Nous nous appuyons sur un triptyque systématique : consommationconfortqualité de l’air, explique Rémy Faure. Car la qualité de l’air intérieur ne peut être un sujet traité isolément. Elle nécessite d’appréhender toute la complexité d’un bâtiment. L’enjeu n’est pas uniquement de renouveler plus ou moins l’air, mais de le faire au bon moment, avec pour objectif de mieux consommer et moins si possible. C’est le sens de l’action d’ENGIE Axima en faveur de l’optimisation énergétique et du zéro carbone. »

Expert et leader français en génie climatique, ENGIE Axima a conçu une offre spécifiquement dédiée à la QAI**, AXL’Air, à la croisée des enjeux environnementaux, économiques et de santé publique.

« Nous cherchons à qualifier l’air intérieur et le confort, à proposer la régulation la plus adaptée en fonction de l’usage réel du bâtiment, à ventiler où il faut quand il faut. Nous proposons également des actions permettant d’améliorer le triptyque "qualité d’air - confort - consommation". Un des principaux enjeux est de réguler les installations techniques avec précision. Comme le confort, la qualité d’air dépend de l’usage du bâtiment et des conditions extérieures. Et, comme la performance énergétique, elle se garantit. » détaille Rémy Faure.

Dès la phase conception

 

Si AXL’Air est proposé principalement sur des bâtiments existants, l’offre s’étend en amont, dès la phase conception. Grâce à un partenariat avec la start-up Octopus Lab, ENGIE Axima propose de modéliser la qualité de l’air intérieur depuis la maquette BIM. Rémy Faure explique « Via le logiciel Indalo, spécifiquement développé pour cet usage, nous pouvons modéliser la Qualité de l’Air Intérieur en prenant en compte les différentes sources de pollution, l’usage du bâtiment et les installations techniques mises en œuvre. Nous pouvons ainsi améliorer la conception de vos bâtiments (matériaux, installations techniques…) pour optimiser la QAI. »

Prendre en main sa qualité d’air intérieur ne coche pas uniquement la case « confort » mais également celle d’une consommation d’énergie plus efficiente.

Accompagnement global et innovation

 

Au-delà du diagnostic (mesure en continu et audit), de l’accompagnement sur les enjeux réglementaires et sur les certifications et labels environnementaux, du pilotage des installations (entretien et maintenance, performance manager), ENGIE Axima utilise l’intelligence augmentée pour optimiser les paramètres de régulation des équipements.

Par ses expertises en génie climatique et en solution numérique sur l’ensemble de la chaîne de valeur (conception, réalisation, exploitation), ENGIE Axima est en mesure de s’engager dans le temps pour garantir l’amélioration de la QAI. Cette démarche peut être appliquée dans tous les espaces où la qualité d’air intérieur est un enjeu (bureaux, salle de spectacle, musée, espace souterrain…).

Dans une démarche d’innovation, ENGIE Axima développe en partenariat avec la start-up MVAW, une solution de dépollution de l’air des tunnels et lignes de métro par biofiltration végétalisée, de façon à traiter l’air rejeté pour ne pas polluer les espaces urbains situés à proximité. Pour les centres aquatiques, l’ENGIE Lab Air Quality a développé des sondes de mesure en continu des trichloramines pour suivre la qualité d’air intérieur de ces équipements.

Performance, éco-responsabilité, bien-être, les enjeux liés à la qualité de l’air intérieur sont nombreux ; ils vont dans le sens de la mission fondamentale d’ENGIE Axima : « Nous travaillons en faveur d’un monde zéro carbone. Au-delà, le sens de notre métier est de permettre une meilleure qualité de vie, en concevant, réalisant, maintenant des bâtiments sains et confortables. Pour tout cela, nous avons les outils. »

 

* ERP : Établissements recevant du public

** QAI : Qualité de l’Air Intérieur